Curse of the Sea Rats est sorti le 6 avril 2023 sur PlayStation 4, PlayStation 5, Nintendo Switch, Xbox One et Series X/S et PC. Il est développé par Petoons Studio et distribué par PQube. Le jeu a pu voir le jour grâce à un financement participatif lancé sur Kickstarter en juin 2020 qui a récolté 240 000 euros au total.

Ce test a été effectué sur Nintendo Switch, mais aucune différence notable n’est à prévoir entre les différentes plateformes.

La première chose que l’on doit dire sur Curse of the Sea Rats c’est qu’il s’agit d’un Metroidvania qui propose un mélange entre de la 2D (notamment les personnages) et des environnements en 3D. En guise de cinématique d’introduction, le jeu vous propulse au XVIIIème siècle sur un bateau où les matelots se retrouvent maudits par une sorcière et transformés en rats. Vous reprenez conscience sur une plage avec vos comparses, le bateau ayant échoué. Votre première action sera de sélectionner le personnage que vous souhaitez incarner.

Quatre propositions vous sont faites, chaque personnage ayant ses capacités et son style de combat. Cela reste cependant des différences mineures, ils possèdent tous trois coups au corps à corps et un coup à distance. Ce choix n’est pas définitif, il est possible de choisir le personnage que vous souhaitez incarner à chaque chargement de votre partie. Il est aussi possible de jouer jusqu’à 4 personnes en local, chacun incarnant ainsi un des personnages proposés. Commence alors votre aventure et votre exploration. Un premier tutoriel vous présente les commandes de base de déplacement et de combat. Vous enchainez ensuite les décors comme tout Metroidvania, en devant vous débarrasser des ennemis se présentant devant vous.

Vous aurez le choix entre 4 personnages différents.

Le jeu n’est pas exigeant, mais il m’est cependant arrivé de mourir et de devoir retenter plusieurs fois pour certains ennemis. Les situations peuvent parfois être frustrantes ; le personnage que vous contrôlez manque de précision, et il est parfois difficile de savoir si vous êtes assez près de votre cible pour que votre attaque puisse la toucher. Hormis cela, les combats en eux-mêmes ne sont pas difficiles, il suffit d’enchaîner les attaques pour venir à bout de vos ennemis. Une touche vous permet également de parer. Des objets pour vous aider dans vos combats sont récupérables dans des boutiques, mais je ne les ai personnellement presque jamais utilisés. Un arbre de compétences vous permet de débloquer des capacités supplémentaires en échange de la monnaie du jeu.

Vous enchaînerez ainsi les différentes parties de la carte en débloquant petit à petit de nouvelles capacités qui vous ouvriront de nouveaux passages. Vous serez cependant amenés à faire des allers-retours, mais c’est une mécanique normale de tout Metroidvania, il faut réexplorer pour ensuite encore mieux explorer tout au long de la partie.

Vous tomberez de temps en temps face à des boss ; ces derniers sont d’ailleurs plutôt originaux et réussis, et parfois inspirés de la pop cuture. Par exemple un rat vampire, caricature du comte Dracula, qui ne manque pas de donner le sourire au vu de l’inspiration Metroidvania du jeu.

Visuellement, c’est agréable. L’effet cartoon en fausse 2D est adapté à l’univers du jeu. On regrette cependant qu’il y ait des micro-chargements entre chaque zone traversée qui coupent un peu la fluidité des déplacements. Le jeu ne réclame pourtant pas une grosse puissance donc c’est un point dommageable. La musique est peut-être un peu répétitive mais l’ambiance reste en accord avec le style cartoon et léger de l’histoire.

Curse of the Sea Rats n’est donc pas un jeu révolutionnaire en soit. Les mécaniques qu’il propose sont connues et ne présentent pas de nouveautés en comparaison d’un Metroidvania classique. Le jeu reste perfectible, surtout sur les hitbox ainsi que la fluidité de chargement entre les différentes zones. Il n’en reste pas moins un titre avec un direction artistique agréable, sur lequel vous passerez de bons moments si vous n’êtes pas le plus exigeant des joueurs. Comptez environ une dizaine d’heures pour tranquillement venir à bout du jeu.

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