Je ne suis pas surprise de la qualité de ce deuxième tome (sur quatre). On sent vraiment que le scénario a été travaillé jusqu’au bout pour atteindre, au final, une qualité d’écriture, mais aussi au niveau des dessins. Etant donné qu’il s’agit d’un titre court, on ne pouvait pas en attendre moins.

Ce que je trouve intéressant dans ce manga reste l’approche shinto de la vie, étant donné que le passé influe sur le présent et vice-versa. Le lien est assez visible dans le manga puisque la rupture se fait à partir du moment où nos deux personnages principaux traversent un Tori, signe fort de la religion shinto, symbole du lien entre le monde des vivants et des morts, entre le sacré et la vie terrestre, entre le passé et le présent.

Cependant, dans ce tome (je n’ai pas encore vu le film qui a été primé par ailleurs), on note quelques interrogations restées dans réponse. Pourquoi Hanashiro a-t-elle accepté d’accompagner Koaru dans ses expériences surnaturelles ? Comment fonctionne le tunnel tout compte fait ? Est-ce qu’il réalise réellement les souhaits les plus chers ? Pourquoi le temps s’écoule différemment ? Et surtout, pourquoi est-il là ? Est-ce une intervention divine pour donner une leçon aux humains ? Tant de réponses que j’attends de lire dans les deux prochains tomes !

Pour conclure, je dirai que ce manga est bien plus philosophique qu’on ne le pense. Il permet de s’interroger sur la place que nous tenons sur Terre, de l’emprunte que nous allons peut-être laissée. Avec une interrogation plutôt manichéenne : vaut-il mieux vivre une vie paisible dont on sait qu’on va être heureux, ou vaut-il mieux se donner les moyens afin que notre souvenir survive après notre mort ?

Chronique écrite en partenariat avec les éditions Mangetsu.

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