C’est en voyant un cross-over dans la série The Flash que j’ai eu envie de regarder cette série qui, je pense, est passée sous les radars de pas mal de monde. Car oui, Black Lithgning est une série du Arrowverse qui est terminée en 2021. C’est une série qui s’articule en quatre saisons, sur 58 épisodes au total.

Dans un sens, Black Lightning a une particularité vis-à-vis des autres séries du Arrowverse, car on n’assite pas à la naissance d’un héros, comme pour Green Arrow ou encore The Flash, mais à la renaissance d’un héros. En effet, c’est après avoir promis à son épouse que Jefferson Pierce décide ne plus enfiler le costume de Black Lightning alors qu’il était entre la vie et la mort. Pendant près de 10 ans, Jefferson a tenu seulement le rôle de proviseur de lycée, dans la ville de Freeland. Cependant, il se rend compte que les injustices et les trafics de drogue se multiplient de plus en plus. Par ailleurs, cette série fait clairement référence aux événements qui ont eu lieu aux Etats-Unis, comme l’affaire de George Floyd et le mouvement #BlackMatter. La première saison permet de connaître le personnage, son passé et toutes les conséquences que cela a eu sur son présent.

Dans la deuxième saison, on en apprend plus sur le vaccin qui a transformé une trentaine d’année plus tôt un grand nombre d’enfants en méta-humains. Jefferson Pierce en a fait partie et c’est comme cela qu’il a obtenu ses pouvoirs. En s’intéressant aux recherches faites par son grand-père, Anissa Pierce découvre qu’elle aussi a des super pouvoirs. Les effets du vaccins seraient donc transmissibles par les gènes. Il ne faudra pas attendre longtemps avant que la seconde fille de Jefferson, Jennifer, développe aussi ses propres pouvoirs. Je trouve que personnellement, le fait que les deux filles découvrent leurs pouvoirs quasiment en même temps est mal calculé car il n’y a pas vraiment de déclencheur commun. D’autant plus qu’il y a visiblement un grand écart d’âge entre les deux soeurs. Par ailleurs, Black Lightning va devoir se battre contre Whale – un dirigeant d’un des plus grands cartels de Freeland – qui n’est autre que l’assassin de son père.

La troisième saison va plus s’articuler sur la recherche scientifique et le développement des méta-humains, mais surtout l’application d’une agence gouvernementale, l’ASA, dont faisait partie Peter Gambi, le père adoptif de Jefferson, qui est un peu le Geek derrière le bureau, celui qui confectionne les gadgets et les costumes. On sent bien que cette organisation n’est pas tout à fait nette et qu’il y a anguille sous roche. Par ailleurs, cette saison traite majoritairement de la manipulation des informations, à la télévision comme sur les réseaux sociaux. On a vraiment l’impression que les scénaristes ont à cœur de traiter des sujets actuels et qui font polémiques. En effet, l’ASA justifie l’état de siège de Freeland sous prétexte que la Marcovie, un état fictif ennemi, va s’en prendre aux méta-humains de la ville pour en faire ses propres soldats. Pour ne pas être déranger par les autres pays, l’ASA va diffuser un faux communiquer et dire que la ville est mise sous quarantaine pour cause de SRAS (cela rappelle un autre événement historique de l’histoire des Etats-Unis).

Enfin, la quatrième et dernière saison décrit les étapes du dueil : après avoir perdu un proche et le deuil de son propre passé. Le thème également de cette saison est la corruption des politiques, avec une très forte résonnance à Trump – Whale va reprendre son slogan pour briguer le siège de Maire de Freeland. La saison 4 se déroule un an après la fin de la saison trois et marque le grand retour de Whale, qu’on pensait disparu. Durant cette année, Jefferson a abandonné son costume étant dans une longue période de deuil. C’est après avoir vu que Freeland avait besoin de lui, avec le retour de Whale, que Black Lightning fait son grand retour, accompagné de ses filles et de nouveaux méta-humains. Ici, on sent bien qu’il s’agit d’une dernière saison et que toutes les affaires en suspens doivent être résolues. Et ainsi passer le flambeau à la jeune génération.


Bien évidemment, je ne vous ai pas tout dit sur ce qui se passe dans cette série – à vous d’aller la regarder par vous-mêmes sur Netflix. Je trouve que c’est la série la plus engagée politiquement de tout le Arrowverse, avec des thèmes qui ont fait l’actualité aux Etats-Unis, avec un rayonnement international. Malheureusement, la série n’a pas été incluse directement dans les cross-over – Flash est nommé plusieurs fois dans la série – mais je pense qu’il aurait eu tout à fait sa place. Il devait y avoir également une série spin-off centrée sur Pain Killer, un personnage à la fois complexe et intéressant. Malheureusement, ce projet ne verra jamais le jour, étant donné que toutes les séries du Arrowverse disparaissent petit à petit. La fin d’une ère approche dans l’univers des séries de super-héros.

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