
La jeune Alice se réveille dans la pièce 431 d’un immense et mystérieux manoir. Elle semble figurer parmi les invités. Son hôte, un dénommé Serpent, l’avertit qu’elle ne doit surtout pas quitter la pièce avant le début des festivités, sous peine de voir son corps pourrir. Mais Alice n’en a cure, et comme à la poursuite d’un lapin blanc, elle part explorer les fantasmagoriques autres pièces du manoir et faire la connaissance de leurs extravagants occupants. Et à mesure qu’elle progresse vers la pièce 000, son corps se métamorphose peu à peu…
Sortie en France 29 mars 2023, série en one-shot. Edité en France par les éditions Mangetsu.

Avant toute chose, il bien avoir ne tête qu’il s’agit ici d’une adaptation du célèbre conte de Caroll Lewis (exit la version Disney). Quand on parle d’adaptation, bien évidemment, il ne faut pas s’attendre à trouver tous les éléments de scénario qu’on a l’habitude de voir, sous la forme qu’on a l’habitude de les voir.
ici, l’historie se déroule dans un monde postapocalyptique où les gens doivent de cacher pour survivre. Dans tout ce chaos, on croise Alice qui se retrouve à traverser un tunnel au bout du quel il y a une mystérieuse porte. Elle se retrouve dans une chambre où tous ses souhaits peuvent être réaliser, en attendant que les festivités ne commencent. Cependant, Alice n’est pas du genre à rester sur place.
Afin d’atteindre la sortie, elle doit traverser toutes les chambres et faire face aux occupants. Au fil des pages, on a l’impression qu’il s’agit des Enfers, dans le sens où chaque occupant doit faire face à ses démons, à ses regrets, à une tâche non accomplie qui les maintiennent entre deux mondes, celui des Morts et des Vivants. On peut ici également une critique de la société et du genre humain : l’humain détruit tout sur son passage et n’est jamais satisfait de ce qu’il a. Un voyage long à travers le subconscient et la psychologie de profils bien différents qu’Alice à l’occasion de croiser et de combattre sur sur chemin.
Je tiens à vous mettre en garde : n’attendez-vous pas à voir des fleurs chanter ou encore un lapin gambader (quoique). Ici, on est dans une version Dark et juste d’Alice au Pays des Merveilles qui est un (bon) prétexte de critiquer subtilement la société.

Chronique écrite en partenariat avec les éditions Mangetsu.






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