Sortis des tréfonds de nos esprits après une lente agonie, les cauchemars ont pris vie. Animés par le seul désir d’anéantir leurs hôtes, ces monstres aux multiples formes sont devenus un fléau à éradiquer.
Face à cette menace, le Saint-Siège a fondé la caste des Epeires qu’il érige comme son bras armé, devenu désormais la seule lueur d’espoir dans un monde de ténèbres.
C’est à cet ordre qu’Arane a prêté serment, elle en est alors devenue l’une des membres les plus renommés. La célèbre chasseuse de songes que tous connaissent sous le nom de « Croque-Mitaine ».

Sortie du tome 3 en France le 17 février 2023. Manga en cours en France. Edité par les édition KANA.

Comment donner mon avis sur ce tome sans trop vous en dévoiler ? Tout simplement en vous disant que c’est encore une fois une master-class. Que ce soit au niveau du scénario ou du dessin.

Concernant l’histoire, la complexité de celle-ci monte crescendo tout en restant accessible. La complexité de l’amour maternel, faire des choix plus que discutables pour le bien de tous, et où l’expression « la vengeance est un plat qui se mange froid » prend presque tout son sens. Et quand on connaît le sort qui a été réservé à la personne concernée, cela devient presque comique. La violence monte aussi d’un cran. Mais attention, ce n’est pas de la violence pour qu’il y ait de la violence. Elle est toute calculée, et je dirai presque justifiée.

Les cauchemars prennent une toute autre dimension et sont bien plus que l’expression extérieure de nos peurs et de nos envies. Ils prennent complètement vie, avec un libre arbitre qui leur est propre. Comme pour nous dire qu’il n’est pas bon de garder tout pour soi. Un jour ou l’autre, tous les ressentiments qu’on peut avoir vont prendre le dessus sur notre être, jusqu’à en être consumé.

Concernant le dessin, encore une fois c’est d’une qualité incroyable. Selon moi, je ne ressens pas le côté européen du dessin – il est digne des grands mangaka japonais. On ressent toute la souffrance et la violence des personnages. Mais aussi toutes les atrocités à travers la retranscription des scènes de massacres. Il est clair que ce n’est pas un manga à mettre entre les mains des plus petits. On est clairement dans l’exemple type du « le manga ce n’est pas que pour les enfants ».

Pour conclure, je dirai que c’est clairement un des manga franco-européens qu’il faut avoir dans toute bonne mangathèque. Nos auteurs et dessinateurs ont du talent, cela serait dommage de passer à côté à cause d’a priori.


Plus d’informations sur le manga et son univers sur le site officiel Oneira.

Cette chronique a été écrite en partenariat avec les éditions KANA.

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