Le test a été effectué sur PlayStation 5, grâce au soutien de PlayStation qui a bien voulu faire confiance au blog pour rédiger cet article.
Les premiers tours de piste
Après l’installation du jeu et de la mise à jour (au total 107.7Go), on peut enfin lancer le jeu tant attendu par des millions de joueurs (et pilotes) à travers le monde entier – depuis décembre 2013 tout de même. Et pour une fois, ce n’est pas une scène d’introduction qui nous accueille au lancement du jeu, mais un mode de jeu inédit à la franchise qui se lance, le Rallye Musical. Ce mode de jeu est une course où il faut aller le plus loin possible, sur un fond de musique classique ou des musiques qui ont fait le succès de la franchise, en franchisant des check points qui ajoutent des mesures de rythme (beats), car la course se termine si les beats ou le rythme tombent à 0 ou bien quand la musique s’achève.

Une fois cette étape accomplie, on enchaîne avec la vidéo d’introduction du jeu (désactivable par la suite dans les menus) puis, enfin, on arrive dans la partie principale du jeu, le mode « Carte du Monde » (GT Mode dans les anciens Gran Turismo).
On passe la première vitesse
Le mode « Carte du Monde » ressemble pas mal à celui du GT Mode de Gran Turismo 4, mais on s’y retrouve assez facilement avec les différents modes proposés. Mais pour avancer dans le jeu, il est nécessaire de passer par le Café afin de débloquer à travers les menus proposés (comme un gros tutoriel) les circuits, les voitures, les personnalisations et les championnats, mais aussi les autres modes proposés comme par exemple le Scapes pour faire des photos, le mode Sport et le mode multijoueur. Le mode Multijoueur propose deux façons de s’affronter : soit en local 2 joueurs, soit en Lobby en passant par le Online, chaque joueur sur sa propre console.

Bien sûr, il est nécessaire de passer les permis pour avancer dans le jeu sinon les menus du Café seront vite limités en fonction des types de courses demandées comme dans les précédents opus de Gran Turismo.
En somme, c’est un jeu qui était très attendu par la communauté depuis décembre 2013 avec un Gran Turismo 6 qui était plutôt décevant par rapport au 5. C’est un jeu qui tient ses promesses avec les graphismes des véhicules somptueux, même si les décors sont un chouia « pauvres » si on devait les comparer à la concurrence (Forza Motorsport 7 sur Xbox One X), mais cela n’empêche en rien de passer de nombreuses heures de jeu sans se lasser avec un tel bijou entre les mains.
Voici maintenant les points négatifs et positifs constatés durant les sessions de jeu.
Les points positifs
- Comme évoqué au début de l’article, c’est enfin le retour de la licence Gran Turismo, après presque 9 ans d’attente, si on ne considère pas Gran Turismo Sport. Et ça, ça mérite de le souligner !
- Le réalisme de conduite. Comme on peut l’attendre dans un jeu de simulation comme Gran Turismo, le gameplay et la technique sont présents et rendent l’expérience de jeu agréable, notamment quand on est fan de sport mécanique.
- Les sensations de conduite amplifiées grâce à la technologie du retour haptique de la manette Dual Sense. Cela permet de ressentir toutes les secousses quand on accélère ou quand on freine, ou encore quand on passe les vitesse. De même quand la voiture dérape en étant en sous-virage ou en survirage, les gâchettes lâchent prise et deviennent molles.
- La météo évolutive ainsi que le cycle jour/nuit ajoutent du réalisme à la conduite.
- Le mode Photo permet de profiter du photoréalisme du jeu et de capturer de très belles images, et pas seulement en course.
- La possibilité de modifier de nouveau les voitures, une option qui était absente dans Gran Turismo Sport.

Les points négatifs
- L’absence d’un mode Arcade. On peut regretter que ce mode soit absent du jeu, au profit du Mode Café qui permet de débloquer les options au fur et à mesure. Il n’est donc plus possible de jouer tranquillement sans avancer dans l’Histoire.
- Les dégâts sont trop peu réalistes. En effet, il y a trop peu d’effet sur la conduite, et les dégâts sont souvent minimiser, même graphiquement. C’est un point dommageable quand on sait que la licence se veut être une un simulateur de conduite – d’après sa phrase d’accroche (the Real Driving Simulator).
- Le joueur est trop assisté par l’intelligence du jeu, et tout doit passer par le mode Café. On peut regretter le fait que le joueur doit suivre une histoire montée sur rails et n’est pas totalement libre de son expérience de jeu.
- Il y a un manque évident de courses originales issues des précédents épisodes de Gran Turismo et leurs différentes déclinaisons (Grand Valley, Clubman Stage, Autumn Ring, Apricot Hill, Midfield, etc.).
- La connexion constante à Internet (mais tout de même compréhensible pour éviter la triche dans le jeu, d’après les dires de l’éditeur du jeu).
- L’impression que Polyphony Digital ne choisit pas les meilleurs (et plus récents) modèles de voitures pour les constructeurs américains et européens par rapport aux constructeurs nippons (liste quasi identiques à Gran Turismo 6 et Gran Turismo Sport). En moyenne, ce sont des véhicules de 2016/2017 qui nous sont proposés.
- Il n’y a pas de qualification possible avant les courses ? On ne peut commencer que les courses en dernière position.
- Il n’y a pas la possibilité de personnaliser la playlist audio comme pour Gran Turismo 5, Gran Turismo 6 et Gran Turismo PSP.
- Lorsqu’on utilise les tickets de roulette, on tombe beaucoup trop souvent sur le lot le plus petit. A croire que l’intelligence artificielle a été développée dans ce sens.
- La mise à jour 1.08 a fait en sorte de baisser les gains en cours et d’augmenter le prix de quasiment toutes les voitures (pour soi-disant coller le plus possible au prix de la réalité), ce qui incite beaucoup à effectuer des microtransaction in-game… Pas très fair-play pour un jeu à 80€ en édition normale, et 100€ en édition Deluxe 25e anniversaire (mais à priori corrigé avec la MàJ 1.09).
- Le menu de personnalisation de pièces n’est pas très logique, on s’y perd vite par rapport aux autres épisodes de Gran Turismo : organisation par type de modification (sport/club/course/…) à l’inverse de la modification par constructeurs et par pièces.
Comme vous pouvez le constater, la balance entre les points positifs et les points négatifs est déséquilibrée, cependant cela n’empêche ne rien de profiter de l’expérience de jeu et de prendre plaisir de jouer.
Gran Turismo 7 est disponible sur PlayStation 4 et PlayStation 5, depuis le 4 mars 2022. Le test a été réalisé depuis une PlayStation 5, par Vercetti.






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